Résumé :
Dans l’interaction entre le français et le persan, la traduction est confrontée à deux limites fondamentales et récurrentes : premièrement, « l’intraduisible », c’est-à-dire des mots, des expressions ou des concepts qui semblent n’exister que dans une seule langue ou culture et qui n’ont pas d’équivalent direct dans l’autre langue ; et deuxièmement, « l’implicite », c’est-à-dire ce que la langue suggère, insinue ou implique sans jamais l’énoncer clairement. Ces phénomènes, situés à la frontière entre linguistique, sémantique et études culturelles, sont mouvants et suscitent un débat entre ceux qui considèrent que rien n’est réellement traduisible et ceux qui estiment qu’un équivalent peut toujours être trouvé. L’intraduisible peut concerner des mots sans équivalent, des concepts culturels spécifiques ou des nuances de sens implicites. Dans la traduction entre le français et le persan, deux systèmes linguistiques et pragmatiques distincts, le traducteur doit constamment trouver un équilibre entre explicitation, fidélité à l’intention initiale et restitution naturelle du sens, tout en reconstruisant et réinterprétant le texte source.
Mots-clés : Traduction, intraduisible, implicite, français, persan, culture, linguistique |